21 août 2017
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Usages de drogues et conséquences : quelles spécificités féminines ?

En France, comme partout ailleurs, les hommes consomment plus de drogues licites ou illicites que les femmes et ce d’autant plus qu’il s’agit d’un usage intensif en quantité et en fréquence. Ce constat général demande néanmoins à être nuancé car, parmi les récentes évolutions observées, celle d’un rapprochement progressif des niveaux de consommation masculins et féminins est souvent soulignée.

Publié à l’occasion de la journée internationale des femmes du 8 mars dernier, le numéro 117 de la revue Tendances de l’OFDT (signé par François Beck, Ivana Obradovic, Christophe Palle, Anne-Claire Brisacier, Agnès Cadet-Taïrou, Cristina Díaz-Gómez, Aurélie Lermenier-Jeannet, Caroline Protais, Jean-Baptiste Richard et Stanislas Spilka) revient sur les niveaux de prévalence par sexe, les éléments de convergence et la place des femmes dans le dispositif de soins en addictologie et d’application de la loi.

Les situations sont très contrastées selon les produits et les catégories d’âge. Ainsi, par exemple, la prédominance masculine est-elle très nette pour l’alcool, moins marquée pour le cannabis et inexistante en matière de tabac au sein des jeunes générations. Un seul cas de surconsommation féminine est observé, il concerne les médicaments psychotropes.

Concernant les réponses, traitements et prises en charge, la proportion de femmes est moindre. Ce point illustre le déséquilibre des niveaux de consommation mais aussi le fait que les pratiques addictives féminines sont plus stigmatisées et demeurent donc souvent plus clandestines.

Lire le numéro 117 de Tendances (8 p.)
Lire le communiqué de presse (2 p.)