23 septembre 2017
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Drogue au volant : le Sénat autorise le prélèvement salivaire

Le Sénat a autorisé jeudi, au cours de l’examen de la loi santé, les forces de l’ordre à effectuer un prélèvement salivaire, à la place d’un prélèvement sanguin, pour simplifier la procédure de constatation de l’infraction de conduite sous usage de drogue.

La procédure actuelle oblige les forces de l’ordre, après un premier dépistage salivaire positif, à emmener l’automobiliste pour un prélèvement sanguin, le plus souvent dans un service d’urgence. Cette méthode engendrait une perte de temps très importante, souvent 3 ou 4 heures, non seulement pour les forces de l’ordre, mais aussi pour l’automobiliste et les médecins des urgences .

Une expérimentation menée de décembre 2014 à juin 2015 dans 11 départements a permis de confirmer la faisabilité de cette procédure.

Comme pour les prélèvements sanguins, les prélèvements salivaires seront envoyés en laboratoire pour analyses et résultats.

Cette nouvelle méthode de prélèvement biologique devrait permettre de mieux lutter contre les infractions de conduite après usage de stupéfiants. En 2014, dans 23 % des accidents mortels, au moins un conducteur ou un piéton s’est révélé être positif au dépistage de stupéfiants. Plus de 130.000 dépistages de stupéfiants ont été réalisés sur cette période par les forces de l’ordre. Source le Parisien