24 novembre 2017
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Délinquance juvénile et consommation de substances psychoactives

Le RISQ (Recherche et Intervention su les Substances psychoactives Québec) publie un abrégé de recherche intitulé « La relation drogue-crime à l’adolescence : l’influence du genre et des expériences de victimisation », extrait d’un article signé par N. Brunelle, J. Tremblay, N. Blanchette-Martin, A. Gendron et M. Tessier.

L’échantillon est composé de 726 adolescents présentant un problème de dépendance sévère lors de leur inscription dans un centre de réadaptation en dépendance (CRD) de la région de Québec entre mars 1999 et mars 2003.

L’enquête a permis de conclure que les adolescents les plus délinquants présentent une dépendance aux SPA plus sévère, et ce même lorsque les abus physiques ou sexuels sont contrôlés. Ces résultats supportent l’hypothèse d’une relation directement proportionnelle entre l’évolution des trajectoires de consommation de SPA et les trajectoires de délinquance. Cependant, aucune relation causale ne peut être inférée de cette étude puisque celle-ci n’est pas longitudinale. Il n’apparait pas que le degré de délinquance joue un rôle différent selon le genre de l’individu en termes de relations avec la sévérité des dépendances.