21 septembre 2017
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Consultez notre note de synthèse « E-cigarette, quoi de neuf ? »

Nous entrons dans une nouvelle ère de la cigarette électronique. Elle se transforme pour devenir un objet en soi, de haute technologie et d’une élégance folle. Tube en plexiglas, embout en silicone, aluminium brossé, l’e-cigarette s’affirme, crée des modes.

En 2011, le discours des vendeurs de cigarettes électroniques reposait sur l’aide à l’arrêt du tabac et la promesse d’une moindre toxicité que sa cousine, la cigarette industrielle. Souvenez-vous de notre note de septembre 2013 où nous insistions sur le potentiel de développement. L’e-cigarette ne sait exister qu’en opposition constante à la cigarette industrielle, elle se définit par ce qu’elle ne veut pas être.

La « négation-positive » est martelée partout : « Pas d’inhalation des produits nocifs », « Plus de tabagisme passif »… À l’inverse, elle l’imite pourtant sans cesse : blanche au bout doré, diode témoin pour chaque bouffée,… L’e-cigarette apparait comme une « simili-cigarette » qui ne parvient jamais à ressembler à la « vraie ».

notesynthese2015smallAprès l’euphorie du début, l’expérimentation des utilisateurs et le réajustement du marché, un premier constat nous saisit :
l’e-cigarette ne conquiert pas tous les cœurs. Elle devient fréquemment un objet d’insatisfaction. Nombreux sont ceux associant tabagisme et vapotage (ils deviennent des vapofumeurs) ou délaissant l’e-cig après quelques temps.

Le vapoteur fidèle navigue, lui, dans un monde fascinant, où il croise des moddeurs, des tanks, des clearomizers,….

L’e-cigarette répond à plusieurs envies : substitut nicotinique, aide au sevrage, objet ludique, accessoire de mode, nouvelle pratique.

Va-t-on vers un développement de ces usages ? Observons-nous dès-à-présent un phénomène de mode sur le déclin ? La réponse appartient au futur. D’ici là, il faut considérer l’e-cigarette en tant que nouvelle offre de marché, qui plus est largement investie par les industriels du tabac et encadrée juridiquement à demi-mot.

Oublions-nous déjà les premières conclusions d’études sur sa nocivité ? N’avons-nous pas saisi que l’e-cigarette représente parfois le début du chemin vers l’arrêt ? Amènera-t-elle d’autres pratiques de prise en charge ? Doit-on imposer la norme AFNOR à tous les distributeurs
d’e-cigarettes en France? Où en sommes-nous  sur l’e-cigarette ?

Un commentaire

  1. Voilà un document très bien fait qui permet d’y voir un peu plus clair et de faire son propre opinion. merci pour votre travail.